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Le « langage SMS » est devenu un véritable phénomène de société. Il est aujourd’hui commun et répandu au point de franchir régulièrement les frontières du monde virtuel de la téléphonie mobile pour se retrouver dans la presse, la publicité ... La variété des formes est extrêmement importante. Les variantes peuvent parfois être en grand nombre (un mot peut présenter une dizaine de variantes).
Exemples :
Aujourd'hui : 0jourd8; ajd; ajd'hui; ajdi; ajdui; ajord; auj; aujo; oj; ojd; ojdui; ojoud8; ojrd8
j'espère ; g-sper; gsper; gspere; gspr; gspèr; jesp; jesper; jespr; jespèr; jpr; jsp; jspr; jspre
j'étais : g t; g tai; g't; gt; gtais; gto; gtè; jetai; jetè; jt; jtè; jétai ...
merci : mci; meci; mer6; mici; mirci; mrci ...
On retrouve parmi ces variantes des formes empruntées au verlan, des abréviations relativement standard, mais aussi des formes nouvelles.
Le langage SMS tend à appliquer un des grands principes du fonctionnement du langage, le principe dit du « moindre effort », qui consiste à communiquer le mieux, le plus vite possible.
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Ceci n’est pas nouveau…Y a-t-il jamais eu beaucoup d’usagers du début du XXe siècle pour dire un jour qu’ils allaient prendre le chemin de fer métropolitain, la voiture automobile, la motocyclette ou le vélocipède pour se rendre au cinématographe !
Une civilisation de plus en plus marquée par la recherche de la vitesse ne pouvait que rechercher toutes les formes possibles d’abrègement :
1. amputation des mots de certaines de leurs syllabes (« mots tronqués »), dont beaucoup sont déjà anciens : métro, auto, vélo, moto, ciné(ma) ;
2. mots fusionnés (« mots-valises ») : caméscope, modem, etc. ;
3. sigles : TGV, etc.
4. emploi phonétique de chiffres et de lettres épelées : K7 pour cassette... Quant à l’usage des lettres, on le trouve en dehors du langage SMS, dans la presse ; ainsi des dérivés de sigles, en France, tels CGT (Confédération générale du travail), RMI (revenu minimum d’insertion), se manifestent sous les variantes : RMiste, Rmiste et CGTiste...
5. abréviations diverses (phénomène strictement graphique) : pcq, bcp, etc.
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