La guerre des robots
(Fleuve noir N° 287)
Il semblait, depuis l'apparition du robot colossal, que la stupeur, l'émotion, la crainte ne pussent pas aller plus loin. Pourtant elles s'accrurent encore. Il n'y avait pas d'exemple qu'au cours d'un défilé un robot se fût jamais immobilisé.
Tous avaient été révisés à la Robotech, où avait eu lieu, dans la nuit, leur rassemblement. Or le plus perfectionné venait brusquement de faire halte.
Pourquoi ? Qu'est-ce que cela signifiait ? Qu'allait-il faire ? Une sorte de panique s'emparait des esprits. Quelques femmes, quelques enfants, poussèrent des cris de peur. Des lueurs de plus en plus vives passaient dans les yeux d'Omnigreat. Rob Aismith fut le premier à se ressaisir. Sa stupeur, en deux secondes, fit place à la réflexion. Il se prit le nez entre le pouce et l'index.
Il fallait trouver une explication, et il se garda d'en chercher une qui fût dramatique. "Le doute n'est guère possible, pensa-t-il.
Quelque chose s'est détraqué dans les éléments locomoteurs d'Omnigreat. Il va se réparer lui-même en un bref instant et repartir."
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