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Richard Corben (né le 1er novembre 1940) est un
dessinateur et scénariste de bande dessinée américain. Corben est
surtout connu pour ses œuvres de fantasy. Il a été l'un des piliers du
magazine Heavy Metal.
La série la plus connue de Richard Corben est Den, l'histoire d'un
jeune nerd qui, dans le pays imaginaire de Neverwhere, devient un
guerrier musculeux se promenant le plus souvent nu et vivant
d'improbables aventures érotico-fantastiques.
En 2000, il a dessiné l'arc « Hard Times » de la série Hellblazer
(#146-150), scénarisé par Brian Azzarello et publié par Vertigo.
L'année suivante, on le retrouve chez Marvel, encore avec Azzarello,
sur Banner, mini-série hors-continuité en quatre épisodes consacrée au
personnage de Hulk. Et un an plus tard la même équipe réalise la
mini-série en 5 numéros Cage, consacrée à Power Man. Il enchaîne avec
Punisher : The End, one-shot scénarisé par Garth Ennis qui met en scène
les derniers jours du personnage dans le futur.
En 2005, il a réalisé le deuxième numéro de l'anthologie Solo de DC
Comics où on le voit notamment s'essayer au western pour la première
fois de sa carrière. Entre temps, il a commencé à réaliser des
adaptations de Swamp Thing, créature marécageuse popularisée par Berni
Wrigthson ou Alan Moore et immortalisée au cinéma par Wes Craven. En
tout, il réalisera trois épisodes consacrés à la « Créature du Marais »
chez DC Comics. Puis, il a signé, sur un scénario de Steve Niles et de
Rob Zombie, le dessin de Big Foot. Il y dépeint la traque vengeresse
d'un homme dont les parents ont été sauvagement agressés par le célèbre
équivalent nord-américain du yéti. Début 2006, Richard Corben a dessiné
la mini-série en deux épisodes Hellboy : Makoma, en collaboration avec
Mike Mignola, créateur de ce super-héros.
Au cours de l'été 2006, il a livré chez Marvel le dernier épisode d'une
trilogie intitulée Edgar Allan Poe's Haunt Of Horreur. Constituée de
dix relectures graphiques de l'œuvre de Poe, cette série en noir et
blanc le voit renouer avec des récits horrifiques comme The Tell-Tale
Heart ou The Sleeper, dans la lignée de sa récente Maison au bord du
monde ou de ses adaptations plus anciennes du poète (La Chute de la
maison Usher ou The Raven, ici réactualisé).
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Dans un autre registre, Israfel s'avère un prolongement de la veine «
gangsta rap » initiée par le récit Cage, The Happiest Day un court
récit de massacre urbain contemporain tandis qu'Eulalie, récit de la
misère sexuelle ordinaire, peut être perçu comme un clin d'œil au
recueil Créatures De Crève.
Fin 2006, il sort de nouveau du registre fantastique/SF en signant
l'un des courts récits du deuxième volume d'American Splendor de Harvey
Pekar. Il y illustre un épisode de la vie d'un homme ordinaire d'âge
mûr. Dans la foulée, Corben revisite une nouvelle fois un super-héros
de l'univers Marvel, Ghost Rider alias Johnny Blaze. Pour ce personnage
de motard surhumain, spectre en cuir clouté revenu du brasier, il fait
équipe pour deux volumes avec le coloriste José Villarrubia, dont on
avait déjà pu croiser les couleurs saturées dans Cage.
Corben se révélera particulièrement prolifique en 2008. Après Edgar
Poe, il rend hommage à Lovecraft dont il adapte neuf nouvelles. "Dagon"
contient des réminiscences de la saga de Den (hommes poissons, poulpe
géant...) tandis que "The Canal" peut être interprété comme la vision
de l'artiste des inondations à la Nouvelle-Orléans. "The Lamp" renoue
avec les récits de pilleurs de tombes agressés par des monstres, très
courants dans l'oeuvre de Corben. Parallèlement, il signe une nouvelle
collaboration avec Mike Mignolia, pour une autre aventure d'Hellboy en
trois épisodes intitulée "The Crooked Man", où sorcellerie et zombies
abondent. On remarquera son travail sur la série "Conan The Cimmerian",
où il réalise plusieurs dizaines de pages d'histoires à l'intérieur du
récit principal. Il revient ainsi à un travail d'adaptation d'Howard,
œuvre au sein de laquelle il avait puisé pour la première fois en 1976
avec "Bloodstar". La première partie du récit, qui conte les aventures
de Conacht, grand-père de Conan le barbare, est consacrée à des
lycanthropes (loups garous), comme on en a pu en croiser tout au long
de l'œuvre de Corben, et notamment dans le recueil "Belles à croquer"
(1985).
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