
06/05 15:06 fabermother » Pour meubler le temps ...un petit copier/coller sur le temps chez les Egyptiens : S'agissant du temps, les anciens Egyptiens
possédaient un riche vocabulaire. Ils avaient, comme
nous, leurs années, mois, jours, heures, saisons,
périodes... Ils avaient aussi leurs
éternités, celle de
l'antécréation, «djet» et celle,
cyclique, du temps historique, «neheh». Parfois,
il est fait mention d'un antique temps des dieux. Quelques
récits mythologiques attribuent des années de
règne aux dieux d'essence royale. Il n'est cependant
jamais question d'ère.
LE CALENDRIERDans le cadre de l'année, les jours étaient répartis selon un système d'une grande simplicité : trois sai-sons de quatre mois se succédaient : Akhet, «l'inondation»; Peret, «sortie», allusion probable à la germination; et enfin Chemou, «chaleur», période des moissons et des impôts. Chaque mois était divisé en 3 périodes de 10 jours (les décans). D'où un total de 360 jours pour l'année. Cinq jours considérés comme étant extérieurs venaient donc s'y ajouter: les jours épagomènes. On les plaçait entre le dernier mois de Chemou et le Nouvel An. En principe, le début de l'année devait
coïncider avec la réapparition de Sothis (notre
Sirius, alpha du Grand Chien), l'étoile la plus
brillante du ciel, le 18 ou 19 juillet, après environ
70 jours d'occultation. Malgré sa beauté formelle, ce calendrier présentait un grave inconvénient il était trop court de 0,24220 jour! Il fallut attendre l'époque romaine pour que soit instaurée une année bissextile, par ajout d'un sixième jour épagomène tous les quatre ans. Ainsi, pendant toute l'histoire pharaonique, le calendrier, en retard d'un jour tous les quatre ans, divagua. Exemple en 900 avant notre ère, la saison chaude (Chemou), qui devait théoriquement tomber fin mars, s'ouvrait début décembre ! Dans un contexte civil, cette dérive n'était cependant pas gênante. A l'échelle d'une vie humaine, elle n'était que d'une quinzaine de jours. Le paysan ne tenait guère compte du calendrier civil pour régler son travail labours et semailles dépendaient essen-tiellement de la crue du Nil, dont la date de montée était variable (vers la fin mai). En revanche, la difficulté était évidente dans un contexte liturgique. Un tel calendrier ne pouvait servir qu'à fixer les dates des cérémonies religieuses en rapport avec des événements naturels, comme la crue, les semailles ou les moissons. Selon une des théories en cours, les prêtres égyptiens employaient un calendrier de type luni-solaire si la nouvelle lune avait lieu moins de 11 jours après le lever héliaque de Sothis, on intercalait alors un treizième mois, qui permettait de stabiliser le calendrier lu-naire bien trop court (354 jours)
Irène |
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